L'araignée du goûter

28/10/2009 16:27 par valeska

  • L'araignée du goûter

    L'araignée du goûter

    28/10/2009 16:27 par valeska

Araignée du matin : chagrin
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes
 
Araignée du midi : souci
grognait un rat dans son chagrin
de voir un chat près de sa belle
 
Araignée du soir : espoir
disait au briquet l'étincelle
mourant dans le vent du jardin.
 
Mais l'araignée dans sa nacelle
Prisonnière à vie de sa faim
rêvait qu'elle était hirondelle.
 
Pierre Béarn
Extraits de Les animaux et leurs poètes, Albin Michel Jeunesse
 

J’aime la galette

28/10/2009 16:13 par valeska

 

J’aime la galette

Savez-vous comment ?

Quand elle est bien faite

Avec du beurre dedans

Tralalalalalalalalère

Tralalalalalalalala….

 

 

 

 

 

Je fais le tour de ma maison

28/10/2009 16:12 par valeska

 

Je fais le tour de ma maison

Faire le tour du visage

 

J’ouvre un volet

Soulever un sourcil

 

J’ouvre un deuxième volet

Soulever l’autre sourcil

 

Bonjour papi

Toucher la paupière fermée

 

Bonjour mamie

Toucher l’autre paupière fermée

 

Je descends l’escalier

Descendre le long du nez avec l’index et le majeur

 

Dring! dring!

Appuyer sur le bout du nez

 

Je m’essuie les pieds sur le paillasson

Frotter son index sous le nez

 

Et je rentre!

Faire mine d’entrer dans la bouche

 

 

 

 

 

Frère Jacques

28/10/2009 16:11 par valeska

 

Frère Jacques

Frère Jacques

Dormez-vous

Dormez-vous

Sonnez les matines

Sonnez les matines…

Ding … Dung … Dong

Ding … Dung … Dong

 

 

 

 

 

Dansons la capucine

28/10/2009 16:10 par valeska

  • Dansons la capucine

    Dansons la capucine

    28/10/2009 16:10 par valeska

 

Dansons la capucine,

Y’a plus de pain chez nous.

Y’en a chez la voisine,

Mais ce n’est pas pour nous.

Zou !

 

 

 

 

 

Ah vous dirais-je maman

28/10/2009 16:09 par valeska

  • Ah vous dirais-je maman

    Ah vous dirais-je maman

    28/10/2009 16:09 par valeska

 

A vous dirais-je maman

Ce qui cause mon tourment

Papa veut que je raisonne

Comme une grande personne

Moi je dis que les bonbons

Valent mieux que la raison

 

 

 

 

 

1, 2, 3 nous irons au bois

28/10/2009 16:05 par valeska

  • 1, 2, 3 nous irons au bois

    1, 2, 3 nous irons au bois

    28/10/2009 16:05 par valeska

 

1, 2, 3

Nous irons au bois

 

4, 5, 6

Cueillir des cerises

 

7, 8, 9

Dans mon panier neuf

 

10, 11, 12

Elles seront toutes rouges.

 

 

 

 

 

Coucou hibou

28/10/2009 16:04 par valeska

  • Coucou hibou

    Coucou hibou

    28/10/2009 16:04 par valeska

 

Dans la forêt lointaine,

On entend le hibou.

Du haut de son grand chêne,

Il répond au coucou.

Coucou hibou,

Coucou, hibou,

Coucou hibou,

Coucou.

 

 

 

 

 

Choupinet

28/10/2009 16:02 par valeska

  • Choupinet

    Choupinet

    28/10/2009 16:02 par valeska

Comme chaque année, Choupinet avait planté de nombreuses

variétés de choux dans son grand potager. Dans les carrés de

terre bêchée s'alignaient des choux rouges, des choux blancs,

des choux verts, des choux cabus, des choux pin, des choux-

fleurs, des choux frisés, des choux pommés, des choux raves,

des choux de Milan, des choux chinois, des choux de Bruxelles,

des choux de Jalhay, etc.

Leur culture était bête comme chou, elle demandait juste une

bonne fumure* et de l'espace. Le soleil et la pluie se chargeaient

du reste.

Au fur et à mesure de leur maturité*, le jardinier en faisait la récolte

pour les vendre au marché. Souvent, tout en s'affairant, il avait

l'habitude, gardée de ses années d'école, de réciter les règles

de grammaire.

Sa préférée était celle du pluriel des mots se terminant par " ou "

(tous les mots se terminant par " ou " prennent un " s " au pluriel,

sauf chou, bijou, genou, joujou, caillou, hibou et pou qui prennent

un " x ") Par conséquent, il faut écrire :

" Mes choux, mes bijoux, venez sur mes genoux avec vos joujoux

pour jeter des cailloux aux vilains hiboux pleins de poux. "

Un matin, Choupinet pénétra dans ses plantations alors que la

rosée garnissait encore de mille perles les légumes alignés.

Tout était calme et les oiseaux égayaient les buissons environnants

de leurs chants, trilles* et autres piaillements.

Mais, en écoutant mieux, le jardinier perçut des sons insolites*

en ces lieux. On aurait dit des pleurs. Et ces pleurs l'attirèrent

vers le carré de choux verts où il découvrit, installé au cœur du

plus gros d'entre eux, un bébé en larmes.

 

Instinctivement, il le prit dans ses bras et se mit à chantonner

" Savez-vous planter les choux, à la mode, à la mode,

savez-vous planter les choux, à la mode de chez nous ? "

La ritournelle calma instantanément l'enfant.

Seigneur ! Qu'il est chou, s'émerveilla Choupinet tout en emmaillotant le nouveau-né

dans son grand sarrau* bleu avant de le coucher sur un bon lit de paille au creux de la brouette.

C'est avec ce landau improvisé qu'il fit le tour du voisinage en quête du couple

qui avait passé commande d'un bébé, mais il fit chou blanc, ses recherches restèrent vaines.

Et c'est ainsi qu'à sa grande joie, Choupinet, célibataire endurci,

se retrouva papa d'un enfant né dans un chou par un beau matin ensoleillé.

Il suffisait d'y croire et de cultiver des choux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où est passé le vent ?

28/10/2009 15:37 par valeska

  • Où est passé le vent ?

    Où est passé le vent ?

    28/10/2009 15:37 par valeska

Ce dernier jour de classe Monsieur Mathieu, l'instituteur, est

heureux. Il a réuni ses élèves dans la cour pour qu'à tour de

rôle ils lui dévoilent leurs projets de vacances.

- Demain, dit Léa, je pars à la mer et je me réjouis d'aller à

la plage pour voir voler mon nouveau cerf-volant.

 

 

- Je vais accompagner Papa quelques jours à bord d'un petit

voilier, explique à son tour Gilles, nous ferons escale dans

différents ports.

 

 

- Et moi, je vais chez mes grands-parents, ils habitent un village

perché tout là-haut dans la montagne, poursuit Antoine.

 

 

- Et toi, Nancy ? questionne Monsieur Mathieu.

 

 

- Oh ! Moi, je reste à la maison, répond Nancy, mais Maman

nous a promis de faire quelques excursions, nous irons au zoo

et puis nous prendrons le train pour aller dire bonjour à tante

Charlotte et à toute sa famille.

Quand tous les élèves ont parlé, Monsieur Mathieu les félicite.

 

 

- Vous avez bien travaillé cette année, vous avez mérité de vous

reposer, je vous souhaite à tous de bonnes vacances.  


 

 

Ces paroles tombent par hasard dans l'oreille indiscrète du

vent qui s'engouffre sous le préau.

 

 

- Je prendrais bien un peu de repos, moi aussi, pense le vent,

je suis épuisé d'avoir tant soufflé.

Et il s'endort aussitôt.

Oui mais voilà, que se passe-t-il quand le vent s'endort ?

A la plage, Léa est triste, son cerf-volant refuse de s'élancer

vers le ciel. " Il n'y a pas de vent, prends patience " dit son

grand frère.

Gilles et son papa sont déçus. Aucun souffle ne vient gonfler

la voile de leur petite embarcation condamnée à rester amarrée

au quai.

Antoine ne peut pas aller observer les marmottes avec son

grand-père car toute la montagne est plongée dans un épais

brouillard que seules de fortes rafales de vent pourraient dissiper.

Quand Nancy se rend au zoo la chaleur est étouffante. Pas la

moindre brise n'aère les allées, les animaux se cachent sous

les arbres pour trouver un peu de fraîcheur et la visite est ratée.

 


Deux jours plus tard, chez tante Charlotte, elle observe tout en

haut d'une colline des éoliennes dressées tristement comme

des géantes aux bras figés.

Les jours se succèdent mais le vent ne se manifeste toujours

pas. Les gens sont intrigués, une rumeur monte, monte,

inquiète : " Le vent a disparu ! Où est passé le vent ? "

 

 

Elle se répand à travers tout le pays et parvient un matin sous

le préau de l'école, là où dort le vent.

 

 

- Qui me cherche ? Qui a besoin de moi ? murmure le vent en

se réveillant.

 

 

Il se sent si frais, si dispos, après sa longue sieste, qu'il respire

un grand coup et se remet à souffler, à souffler encore et

encore... Et tout se ranime.

Le cerf-volant multicolore flotte tout là-haut dans le ciel, la voile

tendue du petit bateau voguant à bonne allure égaie les vagues,

le brouillard disparaît, la montagne s'éclaircit, se réchauffe sous

le soleil. Les éoliennes tournent inlassablement.

Le vent est revenu, le vent est revenu !